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Des nouvelles de KARINE

Marathon du Mont Blanc :

La course a été dure. Je n’avais certainement pas récupéré des 58km de Guerlédan deux semaines auparavant, je m’en doutais.

Mais la perspective de l’ultra trail en Andorre du 15 juillet(112km, 9700m de déniv.+) faisait que je devait courir ce marathon. Et puis, il fallait aussi que je marque des points pour la running cup national salomon.

A la 1ere et 2eme place: des avions (Jimenez et Dissler inaccessibles). Au 35eme km, je dois laisser filer ma 3eme place à cause de crampes qui m’obligent à marcher. J ai géré comme j ai pu afin de ne pas abandonner.Je termine 7eme féminine : 1min sépare chaque fille de la 3eme a la 8 eme, dommage pour la 3eme marche du podium!

Je reste cependant 1ere du challenge, il reste 2 manches : Bugul noz le 30 juillet, et le Sancy en septembre.

 

Ultra trail d’Andorre, 112km, 9700m de déniv.+

Un simple challenge personnel : réussit!

GRANDIOSE!un trail de haute montagne comme on les aime!

Un parcours d’une exigence incroyable, des montées interminables, des descentes vertigineuses d’un extrême technicité.

Des paysages d’une autre planète, je suis tombée sous le charme de cette montagne qui

m’a souvent rappelé l’ile de la Réunion.

Mon objectif était de finir tout simplement car je n’étais pas entrainée pour faire une performance sur un tel parcours.

C’était mon 1er ultra : du coup, je suis partie trop vite. La montée de nuit à 3000m m’a épuisée, la température était très froide, un peu de neige mais surtout beaucoup de rochers. Descente très technique, une chute mais sans gravité.

Arrivée au 45eme km sur la base de vie de Margineda au bout de 10 h de course environ, je retrouve Pascal qui me faisait l’assistance. Il m’annonce la 1ere (Émilie qui fera une course remarquable et qui avait une revanche à prendre sur moi après l’Ardechois)à 40min devant; et Teresa à 10 min. Oui mais voilà, je n’arrive plus à m’alimenter. Pas question de repartir dans ces conditions sinon c est l’abandon assurément, je ne suis même pas à la moitié du parcours.

Je décide donc de tirer un trait sur la bataille avec mes copines de devant qui sont bien entrainées pour cette distance. Je prend le temps de me changer et de me forcer à manger avec le soutien de Pascal qui me dit avec sagesse que dans 2 semaines j’ai une manche Salomon en Bretagne, et qu’il ne faut pas me blesser.

Je repars donc un rythme en dessous.

Peu à peu je reprends des forces et confiance: je veux finir.

Une montée qui durera 2h53 (et il y en aura d’autres des comme ça),pour arriver sur des crêtes oû un panorama extraordinaire nous attends.De la montagne sur 360°, à perte de vue : MAGNIFIQUE!je m’arrete pour admirer. Cet espace, immensité, sérénité, pas de mots pour décrire: merci mère nature!

Le soleil se met à briller et il commence à faire très chaud.

Je poursuis ma progression avec prudence, la descente qui suit est une via corda, c est incroyable, ce trail est un extrême, je me régale! J ai de la chance de vivre ça!

Des rencontres inattendues, des chevaux avec leurs poulains tous plus beaux les uns que les autres, des vaches et leurs petits veaux, la vie en liberté leur va si bien! Ces animaux respirent le bonheur! Une marmotte pas effrayée du tout à 20 mètre de moi: cadeau!

Arrivée au 72eme km, je retrouve Pascal, un peu inquiet car je suis fatiguée et de nouveau du mal à manger. Je prend encore le temps et me force à manger: pas facile et désagréable d’avaler de la nourriture qui ne passe pas.Je suis environ à 22h de course sans dormir, et il ne me reste juste qu’un marathon de montagne à faire!Oh lala!Mais non je continuerai jusqu’au bout.

Je me prépare donc à repartir pour une 2eme nuit dans la montagne. Il reste encore plus de 2000m de déniv+!

Il y a de moins en moins de coureurs sur le parcours, et je me retrouve toute seule à gravir les monts entre 2000 et 3000m d’altitude, pour seuls compagnons les petits fanions de balisages. Ma vitesse est lente, mais je dois lutter contre le sommeil alors il ne faut pas trop trainer quand même afin de ne pas s’arrêter pour dormir. Je sais que Pascal se rend à un refuge dans la nuit ce qui me donnera force et courage. Je le retrouve donc avant la dernière ascension à 2800m puis les 15 km de descente pour rejoindre le village d’Ordino.

Je termine au bout de 30heures de course, heureuse, éblouie par la beauté de ces paysages. Cette immersion totale dans la montagne m’a envoutée, j’ai adoré ce format de course, une rencontre avec moi même, jusqu’où irat-on pour atteindre la limite..;

L’organisation est à la hauteur de ces exigences, sans failles, remarquable de rigueur et de sympathie. Je suis accueillie par les organisateurs eux même à 5h du matin.

Et pour couronner le tout, je suis 3eme féminine de l’épreuve! 2eme française, et 1ere de ma catégorie.

Je connaissais les raids multisports extrême, je connais maintenant le trail extrême, c’en est un!

L’an prochain je m’engage sur le plus long encore le 170km: la ronda del cims, en le faisant comme un objectif, c est à dire que je préparerai la distance cette fois!

L’ANDORRE, si exigeante, si technique : il ne suffit pas de savoir courir ou marcher, il faut savoir marcher et courir avec sa tête pour poser le pieds la où il faut!

A propos Julien CAILLOU

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